FAUSSE COMÉDIE MUSICALE 








5 comédiennes-danseuses
au plateau en roulement:

Rebecca Perez, danseuse
Anouk Agniel, comédienne
Melissa Vural, comédienne
Loren Coquillat Peroni, danseuse
Cecilia Coquillat Peroni, comédienne
Lucie Garrigues, comédienne
Charlotte Delcurou, danseuse
Elfi Forey, comédienne
Noëmie Ede Decugis
+
Lola-Lý Canac, musicienne

Création lumière (version extérieure)
Bertille Lasseron

Régie plateau (version extérieure)
Maxime Crouchez

Orchestration, direction artistique, vidéo, scénographie, costumes
Loren Coquillat Peroni 
& Cecilia Coquillat Peroni

Avec des gestes, des idées, des mots , des toplines, des blagues de tout le collectif

Chorégraphie
Loren Coquillat Peroni

Texte & direction jeu
Cecilia Coquillat Peroni

Stagiaire assistanat à la mise en scène
Leïla Amimer

Production
Matthias Ferré

Composition musicale & paroles
Lola-Lý Canac

Coup d’oeil
Marlène Llop & Manu Berk (Collectif Balle Perdue)

Coup d’oeil
Christine Bastin (Fabrique de la danse)























Mes amours, vous êtes vous déjà demandé quelles traces laissons-nous ? Mes amours, s’il vous plaît, mettons sur la table nos héritages. Demandons-nous ensemble pourquoi les humains reproduisent souvent ce qui a foiré ? Comment faire pour échapper à cette boucle de l’enfer ?

Mes amours, bienvenux dans un panorama d’époques, passées, futures, fantasmées. Vous y rencontrerez Déva Prima Pandora la première des femmes, Spider Madone la colleuse, Joseph Note Rodogune la dernière des femmes, Marilyne Monson Monroe la dealeuse du marché noir aux ruines, les kutsus alias les témoins au balcon, les détectives, les guérillères. Ces créatures, elles défient la norme en incarnant toute un pas de côté.

Le pas de côté ; ce geste, ce mot, cette décision inatendue qui provoquera une dissidence, cette réaction improvisée devant un accident du parcours. Le pas de côté ou ce qu’on pourrait appeler une attitude performative face à nos trajectoires personnelles, collectives & à notre inscription dans le temps.

Menée par un univers sonore poétique et ennivrant, cette narration en fragments est une ode à la métamorphse. Ce marché noir aux ruines s’incarne par le choeur et le mouvement polyphonique, dans un délicieux mélange de registres, avec des textes entre poésie et profération.








UNIVERS

Il est question d’origine, de refonte. Quitter la nostalgie, le conservatisme et penser l’héritage par le biais de la transformation, la métamorphose. Il y a des trajectoires pour nécessiter ce mouvement, sous forme de course poursuite et de quêtes personnelles et collectives par des créatures.

Cinq artistes incarnent notre scénario, qui tente de renverser les stéréotypes de l’imaginaire collectif et les tropes de la fiction qui nous encombrent. Promis ce n’est pas absurde. C’est un peu fantastique, un brin surnaturel, un peu camp, un peu épique, pop, bizarre et horrifique. Mais surtout c’est poétchique et subversif.

C’est une tentative de faire récit de manière sensible comme le propose Ursula K. Le Guin (Théorie de la Fiction panier). C’est un peu réflexif comme toujours dans Celui qui dit qui est. Il y a des références à l’histoire de l’art, aux héros et héroïnes de cinéma, à l’univers internet. Les pratiques se mêlent entre le jeu, la danse et la musique live.


TRANSDISCIPLINARITE

Notre transdiciplinarité est réelle, chaque langage scénique prend autant de place que l’autre. Aussi, sous le principe de déterritorialisation ou d’emprunt de regard, nous transposons des démarches d’autres arts à ceux que nous pratiquons. Le free jazz inspire notre manière de trouver théâtre, le found foutage notre manière de faire récit, la composition chorégraphique s’inspire de l’architecture des chants traditionnels corses.

La polyphonie est une notion centrale de notre langage scénique autant chorégraphique, musical que théâtral ; la destructuration d’une seule et même voix, pour multiplier les points de vue, les sensibilités, les mélodies intérieures et varier des formes de récits normés.

DANSE

L’ornementation et l’entrelacement des voix sont au coeur de la danse. Le mouvement déploie le thème du leitotiv et de la ritournelle en cherchant à casser la tête avec des jeux de boucle temporelle à la David Lynch & son donut. Le mouvement se décuple dans le choeur dans un tout baroque, où les langages dansés se mêlent.

Nous développons là une attitude performative. Il s’agit de penser de manière politique notre inscription dans le monde du présent. L’énergie au fond des corps met en branle la métamorphose pour générer des sensations vivantes face à l’immuable. Nous imaginons une gestuelle du bug, du trouble, inspirée du glitch pour présenter des corps en lutte.







Cette fausse comédie musicale en salle a une version en extérieur.

Cette version s’imagine dans un paysage bien précis. Au bord de l’eau à côté d’un batiment en décrépitude. C’est la notion d’érosion qui nous intéresse. Une zone un peu accidentée où la moire des eaux nous berce mais nous menace aussi. L’érosion c’est la bordure entre les époques. Ça fait sentir le temps sous forme de strates qui viennent recouvrir celles d’avant ou dévoiler celles d’en dessous.

On veut jouer dans des lieux où la mélancolie s’échappe des fissures d’une urbanité qui vieillit. Bord de mer, bord de lac, bord de rivière avec une usine désafectée, une maison abandonnée ou un immeuble fêlé. Voici le paysage. A l’intérieur on vient y loger notre pièce qui se déploie dans une partition qui épouse les aspérités du sol, respire la lumière naturelle et les aléas du dehors.

Cette envie est née du hasard d’avoir eu la proposition du Collectif BallePerdue de les avoir comme regard dans le cadre d’un compagnonnage Drac avec l’Atelline sur la saison 2025-2026. Nous avons aimé l’amplitude que permet l’extérieur. Jouer dans un paysage apportait une toute nouvelle touche à notre univers. Et puis on a pu enfin mettre une bagnole dans le spectacle.




PARTENAIRES :


Coproduction :

L’Atelline, Art & espace public - Scène conventionnée d’intérêt national, Juvignac

Soutien :

Drac Occitanie, dispositif pas à pas
Région Occitanie, création en territoire
Spedidam, aide à l’enregistrement


Accueil en résidence :

Voetvolk Atelier Rubigny, Rubigny
Théâtre Sorano, Toulouse
Fabrique de la danse, Pantin
Théâtre Jules Julien, Toulouse
Centre culturel Bellegarde, Toulous
L’Usine, CNAREP, Tournefeuille
L’Atelline, Art & espace public - Scène conventionnée d’intérêt national, Juvignac
Théâtre Savary, Villeneuve-lès-Maguelones
Brique Rouge - MJC Empalot, Toulouse
Centre culturel Bonnefoy, Toulouse
Cirque des Noctambules, Nanterre
La Fabrique UT2J, Toulouse


 




 





INTENTION MUSICALE

La musique live se qualifie de poético garage. Elle est composée par Lola-Ly Canac à la voix, aux machines, claviers, guitare et violoncelle. Mais aussi godemichets sous capteur, micros dans l’eau, concours de top line, faux ongles sur le marbre. Tous les accessoires sont bons pour développer le paysage sonore en étroite collaboration avec le jeu, le texte et le mouvement. Toutes les partitions avancent de concert et leur écriture est le fruit d’un dialogue au long court depuis les prémices de la recherche.

La musique est le centre de la narration. Enivrante et en constant métamorphose elle déplace de paysage en thèmes en chanson, mais pas seulement : le livret est pensé pour être mis en voix par différentes approches - tube, poésie sonore, récital, profération. Il y a circulation entre les comédiennes danseuses et la musicienne, il y a un relai des voix. Selon les morceaux, la musicienne ou les créatures prennent le lead pour explorer différentes strates du talent. Tout le monde partage l’espace physique, fictif et sonore.

La polyphonie est en recherche sur tous les plans dans la transdiciplinarité. Musicalement un lien est en construction avec avec le groupe corse U Fiatu Muntese. Outre le jeu entre la tradition et la fiction, on pense les voix des ancêtres, celles des absent·es et fantômes. On pense racines, voix-héritages qui nous habitent sous les pieds, dans le sous-sol de nos identités. La rencontre s’opère sur le mélange de registres, la boucle temporelle, l’imbrication des voix et des angles de vue. L’absence de barrières à part dans les oeillères, entre les humains en présence, ceux du passé, du futur, les extra-terrestres les robots et les dieux et les déesses. Le projet est de capter leurs voix pour les injecter et les distordre dans les vortex de nos ruines.

Les paysages sonores mélangent les signes et font jouer ensemble harmonie et incongruité. L’idée est de donner à la fois du signe et de l’insaisissable. Évoquer, reconnaître presque et dérouter. Afin qu’à l’oreille par exemple on puisse se croire autant dans le désert des cow-boys qu’au lever du soleil sur Mars. À la fois à la fin du monde et avant les dinosaures. Ils sont élaborés à partir d’images et sensations choisies, ou d’improvisation sur le mode du ciné concert. Emprunts à la comédie musicale, des thèmes émergent du paysage : guérillères, kuduro des ruines, intro de déesse foraine, générique de détectives, chanson du dino. L’esthétique globale est foisonnante et riche, un peu éclectique, baroque.

Comme toujours dans la compagnie Celui qui dit qui est, dans la beauté on cherche des endroits de malfaçon qui interpellent, qui troublent et qui peuvent faire dissonance. Là on a envie d’aller plus loin et trouver certains endroits de saccage, un peu punk, sous forme de bug, de saturation, pour faire ressortir le sublime.





























> Détail équipe artistique



FORMES SATELLITES & LOGIQUE DE PRODUCTION/DIFFUSION


Au départ «Ainsi s’en vont les ruines» est un laboratoire de recherche qu’on ouvre régulièrement au public. Au fil des résidences, a émergé un univers composé de multiples figures, gestes, trajectoires, ambiances. Motivées par les retours du public et du Centre culturel Bellegarde, nous décidons de monter une création en salle à partir de nos recherches. Dans le cadre d’un compagnonnage Drac avec le Collectif BallePerdue en partenariat avec l’Atelline, nous découvrons les joies du dehors, l’incrustation dans le paysage, la liberté pour le public et décidons de faire aussi une version en extérieur.

Comme la création est longue, afin de pouvoir jouer et rencontrer le public sans attendre, nous avons imaginé des «formes satellites» qui tirent des fils de notre gros univers.

Solos de personnages

Chaque créature/actrice-danseuse a la possibilité de créer son solo de personnage. Trois sont en cours de création actuellement au sein même des résidences de répétition de la grande forme. Ces trajectoires ont vocation à être des formes performatives proposées en chambre, café associatif, cave, salon, petite salle.


Cabarets de ruines

Ces formes hybrides mêlant entresorts texte, dansés, vidéo proposent des extraits de la grande forme remodelés en numéro. Il s’agit de créer un moment convivial et joyeux, tout en développant notre univers singulier. La géométrie de l’équipe varie entre 3 et 5 artistes de la compagnie. Les cabarets peuvent se jouer en jardin chez l’habitant, en salle des fêtes, place du village.

Ce choix d’être dans un format de production/diffusion sigulier inscrit notre volonté d’être dans un réseau à la fois intitutionnel et alternatif. C’est une manière pour nous de se sentire libres. Artistiquement, c’est ce qu’on fait depuis le début dans Celui qui dit qui est : l’univers s’invente et se décuple sous divers médiums. Et grâce à ses tentacules, notre approche de production crée une économie générative.




︎︎︎

 
                 

compagnie︎news ︎ ouvrages ︎manifestes︎team ︎ rencards & 06 ︎vidéo