

« Je suis Josèphe-Nout Rodogune,
Mon nom vient des Guérillères de Monique Wittig, et du catalogue des Pokémons. Je suis géante de cailloux et je suis aussi une âme qui vive.
Je suis le souvenir de ce qui n’est pas consigné. Je suis les creux dans l’histoire, là où se terre la vérité. Je suis les fissures où n’existent ni héros ni grands hommes, je suis les failles et les oublié·es.
Je suis le petit rai de lumière qui fend le brouillard. Je suis l’oxygène ça et là entre les monuments qui craquent, les statues qui mentent. Les frontières qui tuent. Je suis ce qui fait vivre, au milieu de ce qui fait mourir. Je suis la rage.
Je suis l’enfant qui crie dans vos entrailles. Je suis les ancêtres que l’on ne connait pas. Je suis la vague, je suis la soif et je suis la solitude. Je suis la liberté de dévisager vos récits, et je suis la colère de vouloir savoir.
Je veux voir les empreintes que l’on ne vénère pas. Je veux célébrer celles qui s’en vont sans nom. Je suis la dernière des femmes et je vous demande :
Qu’avons-nous fait de toutes les autres ? »

Paysage de ruines, ambiance désaffectée. Le sol est jonché de confettis à force de célébrer soi-même sa propre mort. Lumière de levé de soleil d’une autre planète et néon de chantier qui nous ramène au quotidien des mains dans le cambouis.
Les recoins perdus, les souvenirs sur le bout de la langue, les impressions qui reviennent en plein gueule, les sensations floues, le fil qui s’effondre, et comment on remet sur pieds ce qui s’éboule.
Inspiration croisée de Ry Cooder et du Carnaval des planètes, la musique créée par Lola-Ly Canac se qualifie comme electro poétique garage pour donner le vertige de l’infini et de la finitude. En jogging so 2020’s et k-way translucide futuristo-kitch, on ne sait pas quand le temps s’est arrêté autour de Josèphe-Nout. À l’intérieur, tantôt ça palpite, tantôt ça se fossilise. Au sol les traces qu’elle laisse.
Bulle d’anticipation, fin d’une civilisation passée ou capsule galactique ? On regarde Josèphe-Nout se débattre avec et contre le souvenir. Qu’est-ce qu’il reste dans la solitude ? Qu’est-ce qui va déjà en avant ? Ce solo va chercher dans le corps ce qui tient encore dans l’effondrement.
Les recoins perdus, les souvenirs sur le bout de la langue, les impressions qui reviennent en plein gueule, les sensations floues, le fil qui s’effondre, et comment on remet sur pieds ce qui s’éboule.
Il est question de la mémoire et de l’oubli, qui se télescopent. Parlant ici de la mémoire d’une femme qui serait la dernière. Evoquant plus largement nos imaginaires collectifs encombrés de stéréotypes qui nous engluent.
Inspiration croisée de Ry Cooder et du Carnaval des planètes, la musique créée par Lola-Ly Canac se qualifie comme electro poétique garage pour donner le vertige de l’infini et de la finitude. En jogging so 2020’s et k-way translucide futuristo-kitch, on ne sait pas quand le temps s’est arrêté autour de Josèphe-Nout. À l’intérieur, tantôt ça palpite, tantôt ça se fossilise. Au sol les traces qu’elle laisse.
Chorégraphie, interprétation
Loren Coquillat Peroni
Oeil extérieur
Christine Bastin
Accueil en résidence,
accompagnement au projet :
Fabrique de la danse, Pantin
Maquette
6 mai 2026
Carreau du temple, Paris
