
︎CRÉATION 2028︎
i FAUSSE COMÉDIE MUSICALE !

C’est quelques temps après une catastrophe. Le décor c’est ville nouvelle à l’architecture égratignée par le temps. Des guérillères s’extraient des ruines pour refonder une société. Un trio de déesses a pris le pouvoir. Pendant ce temps des dealeuses ouvrent un marché noir aux ruines pour recueillir des fonds pour les associations de nostalgiques. Porteurs du vieux mondes, deux détectives tentent de capturer la première des femmes, Déva Prima Pandora, un alter égo de notre sacrée Eve qui prend la forme tour à tour d’une motarde vengeuse déchainée sur le périf, d’une extra terrestre et sa chienne sniffeuse, d’une héroïne déguisée en clown d’anniversaire. Une guérillère s’invente la dernière des femmes et entame un kuduro des ruines sans fin. Deux kutzu plantées au balcon de la tour Vermeille sont témoins de ce bal de créatures. Elles cachent chez elle une militante insulaire en cavale qui révèlera l’entrechassé de tous ces destins.
Neuf meufs au plateau :
Rebecca Perez, danseuse
Anouk Agniel, comédienne
Melissa Vural, comédienne
Lola-Lý Canac, musicienne
Loren Coquillat Peroni, danseuse
Cecilia Coquillat Peroni, comédienne
Lucie Garrigues, comédienne
Charlotte Delcurou, danseuse
Elfi Forey, comédienne
+
Lùcce la chienne
…

Orchestration, direction artistique, vidéo, scénographie, costumes
Loren Coquillat Peroni
& Cecilia Coquillat Peroni
Avec des gestes, des idées, des mots , des toplines, des blagues de tout le collectif
Chorégraphie
Loren Coquillat Peroni
Texte & direction jeu
Cecilia Coquillat Peroni
Composition musicale & paroles
Lola-Lý Canac
Coup d’oeil
Marlène Llop & Manu Berk (Collectif Balle Perdue)
Coup d’oeil
Christine Bastin (Fabrique de la danse)
Il est question d’origine, de refonte. Quitter la nostalgie et penser l’héritage par le biais de la transformation. Il y a donc des trajectoires pour nécessiter ce mouvement, sous forme de courses poursuites et de quêtes personnelles et collectives. 17 tableaux performés par neuf meufs incarnent notre scénario, qui tente de renverser les stéréotypes de l’imaginaire collectif et les tropes cinématographiques qui nous encombrent. Promis ce n’est pas absurde. C’est un peu surnaturel, un brin fantastique, un peu camp, un peu épique, un peu pop, bizarre et horrifique. Mais surtout c’est poétchique et subversif. C’est un peu réflexif comme toujours dans Celui qui dit qui est. Il y a des références à l’histoire de l’art, aux héros et héroïnes de cinéma, à l’univers internet. Les pratiques se mêlent entre le jeu, la danse et la musique live. On dit fausse comédie musicale parce que c’est la troupe Celui qui dit qui est qui se prête au jeu de ce genre. Avec des voix et des corps qui ne sont pas exactement calibrés pour ça. On laisse la place à du cabossé, du brut, du naïf qui se fond dans un tout sensoriel qui parfois est performé avec brio. La musique live se qualifie comme electro poétique garage et s’accompagne de chant amplifié et non amplifié. La polyphonie présente dans le son est plus largement une notion centrale de notre langage; la destructuration d’une seule et même voix, l’ornementation des voix secondaires, l’entrelacement de ritournelles sont aussi au coeur de la danse. Notre transdiciplinarité est totale, chaque langage scénique prend autant de place que l’autre. Aussi, sous le principe de deterritorialisation ou d’emprunt de regard, nous transposons des démarches d’autres arts à ceux que nous pratiquons. Le free jazz inspire notre manière de trouver théâtre, le found foutage notre manière de faire récit, la composition chorégraphique s’inspire de l’architecture des chants traditionnels corses… Il y a des incrustations vidéo et photo qui ont été tournées dans la ville où on joue. Pour faire rentrer le dehors au dedans et troubler la lisière entre réel / fiction, salle / espace public, projection personnelle / collective des spectateurices et pour casser la tête avec des jeux de boucles temporelles à la Lynch & son donut. Dans un tout baroque, nous cherchons l’énergie au fond des corps qui met en branle la métamorphose pour générer des sensations vivantes face à l’immuable.
FORMES SATELLITES
>ROYAUME POESIE
message pour le futur
Spectacle jeune public
à tourner en écoles
>JOSÈPHE-NOUT RODOGUNE
Solo danse extrait du spectacle
à tourner en salle & festivals
>DEVA PRIMA PANDORA
Solo théâtre extrait du spectacle
à tourner en cabaret de ruines, en chambres & jardins
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