CRÉATION EN TERRITOIRE 
PARCOURS ARTISTIQUE EN LAURAGAIS
DANSE · THEATRE · ECRITURE · CINEMA 




THÈME


Au coeur de notre proposition une question simple et universelle  : quelles traces laissons-nous ? Ensemble, nous créerons une collection de ruines du Lauragais : un trésor à partager au présent sous formes de rencontres vivantes & à cacher pour le futur sous forme d’objets, une mémoire sensible et fictionnalisée du territoire. Loren et Cecilia Coquillat Peroni, artistes porteuses du projet, qui ont grandi sur ces terres, reviennent ici se demander par le biais de la danse, du théâtre, de l’écriture et du cinéma : faisons-nous des traces visibles ou enfouies qui traversent nos vies et nos paysages ? Comment fabriquer des récits contemporains à partir de ce qui persiste, se délite ou se transforme ?


CRÉATIONS

La création se construit par strates, à travers des laboratoires menés dans différents contextes, avec un public intergénérationnel, en itinérance sur plusieurs communes du Lauragais et en mêlant différents médiums (danse, écriture, théâtre, cinéma). Ceci permettra  aux artistes de développer des matériaux chorégraphiques, filmiques et textuels nourrissant plusieurs formes artistiques à venir. Un film, une revue, un cabaret de ruines participatif se créeront au fur et à mesure du parcours artistique. Des formes tantôt interprétées par la compagnie, tantôt performées avec le public, tantôt one shot, tantôt à diffuser sortiront de ce parcours artistique.


RENCONTRE 

La compagnie a une identité transdisciplinaires et a à coeur de proposer une pluralité d’entrées aux habitant·es. Il s’agit de faire communauté autour du thème en proposant de s’investir selon le goût. En étant acteur, spectatrice, organisateur, penseuse, on peut choisir son rôle. Les artistes de la compagnie convoquent par différentes approches : ateliers de pratique programmée dans une structure partenaire, tournée de cabaret de ruines chez le particulier en jardins, invitation à des répétitions ouvertes, caméra-parloir pour recueillir des gestes et témoignages, invitation à des garden party, rencards spontanés pour tourner une séquence du film chez le particulier. Sous forme de constellations, le projet tente de convoquer personnellement et collectivement en créant des temps forts pour que les participant.es se rencontrent.  Pour catalyser l’imaginaire on va demander :


L’art est peut-être un prétexte à rire, inventer des folies, vivre collectivement des émotions fortes, celles lumineuses qui contrent la violence du monde. Partager de l’imaginaire, de l’espoir lors de rendez-vous qui défient la banalité de nos quotidiens. 


MÉDIATION ARTISTIQUE

Ce parcours est à la fois un parcours de création et à la fois un parcours de médiation artistique. Pour ce volet-là il s’agit d’ateliers d’écriture en médiathèque pour adultes et séniors, d’un atelier mensuel de vidéo-danse avec des ados, de rencontres boudoir-discussions sur le métier d’artiste, d’un laboratoire de danse-théâtre avec des adultes, de la création d’une expo blog avec des ados, d’un atelier scolaire pour cacher un trésor pour le futur avec des enfants.

La pratique du spectacle vivant est au coeur, ainsi que l’écriture et le cinéma. L’objectif est de créer une constellation de propositions pour toucher un public large et encourager les échanges entre les artistes de la compagnie en pleine recherche, les communes et les habitants. Le mélange des générations est souhaité pour la beauté de faire se rencontrer les points de vue.


TERRITOIRE LAURAGAIS

C’est un territoire en mutation où se côtoient quotidiennement tradition et néo-ruralité / ruralité et cité-dortoir / agriculture et chantiers d’urbanisation / campagne et péri-urbanisation. Il y a dans le présent une sensation de passé et un pied dans le futur. Cette dualité nous intéresse.

Les champs se déplacent, les villages s’étendent, les maisons anciennes côtoient les nouvelles infrastructures, des friches apparaissent dans les granges abandonnées, des centres historiques perdurent avec leurs cimetières au milieu, des ossements ressurgissent dans les champs, des platanes et canaux tracent encore les lignes du passé, des lotissements se fantomatisent quand les enfants sont partis.

Ce territoire, entre permanence et mutation, interroge le patrimoine vivant et la métamorphose des environnements.
En miroir, suivant ce projet de territoire, un projet au Grand Mirail à Toulouse est envisagé, pour mettre en regard la thématique au sein des grands ensembles et l’architecture ville nouvelle en deliquescence : deux mondes à mettre en regard, entre ruralité qui se transforme et urbanité qui vieillit déjà…


L’UNIVERS ARTISTIQUE

Pour rencontrer le public et convoquer l’imaginaire, on arrive avec les prémices d’un univers fictionnel issu de la création en cours Ainsi s’en vont les ruines. Il y a des personnages qui tentent de dévoyer l’imaginaire collectif : Déva Prima Pandora , un alter égo de notre sacrée Eve qui prend la forme tour à tour d’une motarde vengeuse déchainée sur le périf, d’une extra terrestre et sa chienne sniffeuse, d’une héroïne déguisée en clown d’anniversaire. Des guérillères qui luttent contre des nostalgiques du monde ancien. Des kutzu qui regardent tout au balcon. Un duo de détectives insolites. L’univers est un peu surnaturel, un brin fantastique, un peu camp, un peu épique, un peu pop, bizarre et horrifique. Mais surtout c’est poétchique et subversif. On rigole beaucoup. C’est un peu réflexif aussi comme toujours dans Celui qui dit qui est. Il y a des références à l’histoire de l’art, aux héros et héroïnes de cinéma, à l’univers internet. Avec ce départ de jeu on vient rencontrer artistiquement et humainement les habitant·es du Lauragais et voir comment un univers commun émerge.







Orchestration

Loren Coquillat Peroni, danseuse
Cecilia Coquillat Peroni, comédienne















 




























































 
                 

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